École Jacques-Ouellette spécialisée en déficience visuelle

Localisation : Longueuil
Client : Commission scolaire Marie-Victorin
Budget : 3 700 000 $

L’école Jacques-Ouellette, spécialisée en déficience visuelle a décidé de se relocaliser dans une école désaffectée des années soixante. Les années d’inoccupation avaient toutefois dégradé les lieux et la nouvelle clientèle avait des besoins d’une telle spécificité qu’une intervention radicale s’imposait. Le bâtiment a donc été complètement dépouillé et seul la charpente fut conservée.

La direction de l’école a établi avec les architectes cinq principes qui devaient régir l’aménagement : encourager la fluidité de la circulation, permettre aux enfants de se repérer facilement, assurer leur autonomie et leur sécurité et stimuler la perception des espaces et des couleurs chez ceux qui possédaient certaines capacités visuelles.

Une organisation intérieure simple fut privilégiée : le bloc central fut utilisé pour localiser l’administration et les ateliers alors que les collatéraux furent utilisés pour les classes. À l’extrémité avant, l’entrée principale ; à l’arrière, le bloc sportif. Les classes furent regroupées deux à deux le long de parois courbes, chaque corridor contenant quatre courbes permettant à l’enfant par le simple toucher de localiser sa position. Les portes de classes furent disposées par couples à la rupture de chaque courbe et à cet endroit précis le sol fut recouvert d’un fini poreux permettant à l’enfant d’identifier sa position par le simple changement de texture.

Certains élèves ayant une certaine perception des couleurs, les murs courbes des classes furent peints en rouge côté corridor. Des pigments phosphorescents furent utilisés pour les garde-corps des escaliers, ce type de pigments étant plus facilement visible.

Le mandat de la firme fut d’organiser l’espace de façon à permettre aux enfants d’évoluer en sécurité tout en expérimentant à leur manière les qualités sensorielles de leur milieu scolaire. L’architecture est devenue porteuse de sensations, ce qu’elle ne devrait jamais cesser d’être.